ACTVITES DE LA LIGUE DES ELECTEURS

 

JUILLET AU 30 SEPTEMBRE 2006

 

CAMPAGNE DE CONSCIENTISATION DES POPULATIONS DE KINSHASA ET DES ZONES PERIPHERIQUES CONCERNANT LE SCRUTINS PRESIDENTIEL DU 2ème TOUR ET LES ELECTIONS PROVINCIALES, URBAINES, MUNICIPALES ET LOCALES.

 

Journée du 14 septembre 2006

 

Partenaire : Association de promotion des droits humains ( APROHU)

Lieu : Centre de santé Mama Mayika (OSPAR/ONG)

Langues utilisées : Lingala et français

Participants : 135 personnes

Thème : Etat de lieux du processus électoral

Méthodologie : Brain storming

Intervenant : mlles Julie Zenga et Mimy Kibambe

 

A l’invitation de l’organisation APROHU, la Ligue des Electeurs (LE) a animé une  session de conscientisation portant sur l’Etat des Lieux du processus électoral.

Introduisant son intervention par une question, Mademoiselle Julie a interrogé les participants sur ce qui à leurs yeux constituent l’événement essentiel de l’actualité. Au regard des réponses données, c’est la situation de violence qui a atteint Kinshasa du fait des antagonismes opposants les gardes du Président Kabila à ceux du Vice-président Jean-pierre Bemba tous deux arrivé en tête des résultats des élections présidentielles.

Mademoiselle Julie Zenga a affirmé  que la guerre qui avait commencée en août 1998 s’est transplantée à Kinshasa du fait que l’accord de cessez le feu de Lusaka signé le 10 juillet 1997 n’a jamais été respecté et que le dialogue national n’a pas abouti à la réconciliation nationale. Elle a rappelée que les divergences qui ont jalon é la transition ont affecté le processus électoral au point de créer des tensions qui ont explosé au moment de la proclamation des résultats électoraux.

L’intervenante a rappelé les affres que toutes guerre commet sur les personnes fragiles et les femmes. Sur ce, Mademoiselle Julie Zenga a exhorté les participants à s’impliquer plus efficacement aux votes afin de choisir le candidat qu’ils pensent être capable de résoudre les problèmes du pays.

Abordant la nature des prochains scrutins, l’intervenante a exhorté les participants à ne pas tomber dans les discours de haine et de xénophobie et de manipulation, mais d’être attentifs et vigilants sur le projet de société qui sera présenté par chaque candidat à la présidence de la République. Concernant les élections provinciales ; communales, urbaines et locales, l’oratrice a affirmé que ce sont des scrutins de proximité par lesquels les femmes doivent beaucoup s’impliquer car il s’agira de désigner des représentants qui travailleront quotidiennement avec les populations. A ce titre, elle a rappelé que les mauvais résultats obtenus par les candidatures féminines lors des scrutins présidentiels et législatifs peuvent être corrigés et améliorés si les femmes s’impliquent plus massivement.

Prenant la parole à son tour, mademoiselle Mimy Kibambe est intervenue  pour rappeler les principes constitutionnels qu’il faut savoir et nombre desquels l’on trouve l’institutionnalisation de la parité dans la vie publique. Elle a estimé que les 42 femmes élues lors des législatives sur 500 députés ne constituent qu’une minorité qui est loin de refléter le poids de l’électorat féminin en RDC.

Tout au long des échanges, les participants étaient édifiés sur le rôle des députés, l’importance de s’impliquer dans la consolidation de la paix et la nécessité de participer massivement aux votes lors des scrutins du 29 octobre.

Commencé à 17 heures 25, la session de mobilisation s’est terminée à 18 heures 05, cent vint huit participants y ont pris part dont septante et huit femmes.

 

Journée du 15 septembre 2006

 

Organisation partenaire : CADED

Lieu : Institut pédagogique de Maluku, commune de N’sele

Méthodologie : Brain storminq

 

Arrivée à l’Institut pédagogique de Maluku à 16 heures, la délégation était composée de Mesdemoiselles Julie Zenga, Mimy Kibambe, Solange Buse, Rachèle Mounkoufi et de Monsieur François Ikoyo a animé une session sur l’actualité électorale.

Prenant la parole, Mlle julie Zenga a rappelé que depuis décembre 2005, la RDC a amorcé le processus d’organisation des scrutins qui impliquent les populations ; elle a cité le référendum constitutionnel et les élections présidentielle et législative du 20 juillet 2006.

Invités à donner leurs appréciations, les participants ont diversement interprété les résultats :

Ø     Pour les uns, c’est la communauté internationale qui veut organiser à sa manière les résultats ;

Ø     Pour les autres : les résultats électoraux ne sont pas le reflet de la volonté des populations ;

Ø     Pour d’autres encore, il faut trouver un consensus pour les élections.

 

L’intervenante a affirmé que les différentes appréciations du processus électoral sont la conséquence du manque de consensus dans le chef des acteurs politiques, elle a stigmatisé la tension qui a caractérisé la proclamation des résultats par la CEI, il est donc important que les populations s’investissent pour les scrutins à venir notamment, le deuxième tour de la présidentielle et les élections locales, communales, provinciales et urbaines. Elle a exhorté les participants à lever des options pour se faire faire entendre des dirigeants. Pour ce faire, Mademoiselle Julie Zenga a édifié l’assistance sur l’importance de publier une pétition invitant à la paix.

Souscrivant à l’idée détalonner une pétition, les participants ont inventorié leurs préoccupations dont les principales sont les constats suivants :

Ø     La Monuc n’a pas été capable de maîtriser les milices ;

Ø     L’armée n’est pas encore totalement brassée ;

Ø     Les medias partisans aiguisent les tensions et manipulent les populations ;

Ø     Les contradictions des membres de la Cei contribuent à discréditer les élections ;

Ø     La présence des bulletins excédentaires est un facteur de tricherie ;

Ø     La balkanisation du pays par les policiers.

 

Invitée à prendre la parole à son tour, Mlle Solange Buse a affirmé que les résultats électoraux invitent les populations à s’impliquer davantage.

Elle a édifié l’assistance sur les faits que :

Le deuxième tour de présidentiel permettra de départager les candidats Joseph Kabila et Jean Pierre Bemba ;

Les élections provinciales, urbaines, municipales et locales permettront de voter des dirigeants qui travailleront quotidiennement avec les populations.

Pour ce faire, Mlle Solange a stigmatisé le faible choix porté sur les candidatures féminines lors des législatives nationales alors que l’électorat féminine était le plus nombreux, elle a exhorté l’assistance à participer massivement aux vote et à ne pas se détourner des candidatures féminines mais plutôt de faire à telle sorte qu’à compétence ‘gale, porter le choix sur la femme afin de permettre que les décisions futures puissent refléter les attentes des femmes.

Concluant son intervention par une exhortation, Mlle Buse a exhorté les participants à ne pas voter pour les offres et les cadeaux des politiciens, mais  pour les projets et les idées des acteurs politiques.

Lors des échanges, les participants ont souhaité que les candidats présentent avant toute chose leur projet de société ou leur programme pour développer le pays afin de mieux être édifiés. D’autres part, ils ont demandé que les candidats présidentiels fassent un débat public pour mieux expliquer leurs projets.

Les participants ont élaboré une pétition qu’ils ont adressée aux candidats des scrutins présidentiels et provinciaux.

Cent treize personnes ont participé à cette session de sensibilisation.

Commencé à 10 h 30, la sensibilisation à pris fin à 18 heures.

 

Journée du 16 septembre 2006

 

Samedi  16 septembre 2006

Partenaire : Eglise CADC Christ Notre Victoire

Lieu : 27, rue Muzengo Q Nzadi, Kingabua Limete

Thème : Etat des Lieux du Processus Electoral

 

Composé de Mlle Julie Zenga et de Mr Fracois Ikoho Massalas, la délégation de la Ligue des électeurs bénéficiant de l’apport de Mr Haron Mbongo a animé une session de conscientisation des fidèles de l’Eglise CADC à Kingabwa.

Tenant compte des perturbations qui avaient caractérisé la journées des scrutins présidentiels et législatifs du 20 juillet 2006 à Kingabwa, Mlle Julie Zenga a interrogé les participants sur ce qu’ils pensent des élections et de leurs résultats.

Pour le plus grands nombre des participants, les élections se sont déroulée dans un environnement troublé et les résultats proclamés sont les produits des pressions exercées par les populations. Concernant les résultats du deuxième tour de la présidentielle, les participants ont refusé que la victoire soit rempotée par le candidat Joseph Kabila désigné sous le vocable NDEKE.

Reprenant la parole, Mlle Julie Zenga a exhorté l’assistance à privilégier les propositions et le programme que chacun des deux candidats présentera pour être choisi. Sur ce,  l’intervenante a rappelé que le deuxième tour coïncide avec l’organisation des élections provinciales, locales et urbaines et communales qui permettront de désigner les élus provinciaux, locaux et municipaux qui à leurs tour désigneront au second degré les Sénateurs qui constituent avec les

Ce qui importe plus pour la population, c’est de voter massivement et de façon utile, il est aussi nécessaire de ne pas se laisser dominer par les poids de la traditions car cela handicape le plus les femmes malgré leurs compétences d’être élues.

L’intervenante a rappelé l’importance d’organiser les missions d’observations et de mettre sur pied des équipes des témoins pour les organisations politiques et les candidats indépendants, Mlle Zenga a insisté sur la crédibilité des scrutins qui dépendra aussi du comportement des électeurs et des candidats. 

Monsieur haron Mbongo, prenant à son tour la parole a édifié l’assistance sur la nécessité de participer aux élections car la démocratie ne peut réussir que si les populations elles mêmes sont impliquées, il a estimé qu’en intégrant le principe de parité dans le fonctionnement des institutions, la Constitution élargit la participation de la population en réhabilitant les femmes qui constituent l’électorat majoritaire.

Tout au long des  échanges, l’assistance a été informée de la possibilité qui est offerte aux citoyens congolais de s’adresser aux dirigeants par la pétition, l’organisation des manifestations pacifiques et par des interpellations directes par la voie des élus.

Les participants ont publié une pétition appelant les deux candidats présidentiels à œuvrer pour la paix et à inviter leurs partisans à ne pas agir de façon violente.

Commencée à 18 heures 45 minutes, la session de sensibilisation a pris fin à 20 heures 06 minutes.

 

Journée du 17 septembre 2006

 

Dimanche 17 septembre

Partenaire : Assemblée Chrétienne Famille Intercède ACFI

Lieu : Siège de l’église av Indondo 44 Mpasa I C Nsele

Participants : 104 personnes dont 82 Femmes

 

Mlle Julie Zenga a demandé à l’assistance s’il y avait des électeurs qui ont voté.

Au regard de la réponse, sur près de cent dix personnes à peine une dizaine s’est manifestée.

Constatant le faible nombre d’électeurs ayant voté, Mlle julie Zenga a rappelé que les élections étant le moyens pacifique d’impliquer les populations au processus de choix des dirigeants, il était important que tous les électeurs aillent voter, sur ce, l’intervenante a affirmé que les scrutins présidentiel et législatif avaient permis de désigner Joseph Kabila et Jean pierre Bemba comme les principaux candidats qui se présenteront au deuxième tour et d’élire les députés à l’assemblée nationale .

D’autres part, Mlle Julie Zenga a explicité les différentes étapes des scrutins et leurs objectifs ;

Elle a édifié les participants sur le contenu de la constitution qui a prévu la décentralisation avec une répartition du pouvoir entre l’Etat central et les collectivités provinciales. L’intervenante a édifié l’assistance sur la nécessité de sauvegarder la paix et de défendre les libertés fondamentales car au regard de l’atmosphère qui a prévalu lors de la proclamation des résultats présidentiel, les violences ont affectées la quiétude des populations.

Dénonçant la mort de plusieurs personnes lors de ces violences ayant opposé les gardes du président Kabila à ceux du Vice président JP Bemba, Mlle Julie a invité l’assistance à réagir comme le prévoit la Constitution.

Prenant la parole à son tour, mlle Mimy Kibambe a rappelé qu’au nombre des principes qui ont été retenu pour la vie politique en RDC, l’on trouve la participation de la femme. Sur ce, elle a affirmé que la démocratie n’est complète que lorsque toutes les couches de la population participent.

Elle a stigmatisé la mauvaise interprétation et la manipulation que certains font du principe de la parité. Elle a estimé que les femmes qui constituent l’électorat majoritaire se mobilise et s’implique massivement pour les scrutins provinciaux, locaux, communaux et urbains.

Invitée à conclure la session d’animation, Mlle Julie Zenga a affirmé que le choix des dirigeants passent par l’engagement des populations à s’exprimer, elle a encouragé les participants à adresser une pétition aux deux candidats qui seront en compétition pour la présidentielle du deuxième tour.

Commencée à 12 h15 minutes, la session s’est terminée à 13 h 16

 

 

 

Journée du 18 septembre 2006

 

Lundi 18 septembre 2006

Participant : 135 élèves des classes de 5ème et 6ème secondaire en âge de voter

Thème : Etat des lieux du processus électoral et perspectives électorales

Méthodologies : Brain Storming

 

La Ligue des Electeurs a animé une session de conscientisation pour les élèves de l’Institut IMBA  Mwemba dans la zone périphérique de Kinsuka.

L’animatrice du jour, Mlle Julie ZEnga a interrogé les élèves l’actualité politique. Au regard des réponses, l’intervenante a rappelé le processus électoral depuis le recensement des électeurs, le référendum constitutionnel du 18 décembre 2006, l’organisation des élections présidentielle et législatives du 20 juillet 2006, Mlle Julie Zenga a estimé que les populations congolaises ont été impliquées afin de les amener à se prononcer et à choisir les méthodes et les dirigeants qui gouverneront le pays.

Rappelant les antagonismes qui ont caractérisé la proclamation des résultats présidentiels, Mlle Julie Zenga a dénoncé la violence qui a causée la mort de plusieurs personnes et la paix qui est fragilisée à cause de la méfiance qui règne dans le chef de la classe politique. Elle a exhorté les élèves à agir pour la paix afin que les élections du 29 octobre 2006 puissent permettre de désigner tous les dirigeants dont les candidatures obtiendront la confiance des électeurs.

L’intervenante a explicité le scrutin du deuxième tour qui mettront en compétition le président Joseph Kabila et le vice président Bemba ; ele a affirmé que les deux candidats solliciteront le suffrage du peuple congolais.

La participation massive des populations au vote doit tenir compte du projet de société de chaque candidat.

Concernant les élections provinciales, urbaines, municipales et locales, l’intervenante a affirmé que les scrutins ont pour objectifs de voter pour des dirigeants qui travailleront quotidiennement aux côtés des populations. Elle a estimé que les instances de décision devant être élues sur des bases démographiques. Selon les principes constitutionnels, les femmes devaient contribuer à voter massivement pour les femmes qui ont des compétences et des aptitudes à gouverner.

Elle a  ensuite détaillée le contenu de chaque scrutin en précisant que chaque province devra voter ses députés provinciaux qui à leur tour désigneront les gouverneurs et vice gouverneurs au second degré.

Tout au long des échanges, les élèves ont été édifiés sur la différence entre suffrage universel direct ( les électeurs votent directement pour les dirigeants) et le suffrage universel indirect ou au second degré où les élus désigneront à leurs tour le bourgmestre, le gouverneur et son adjoint, les sénateurs ainsi que sur un certains nombre des termes en rapport avec les élections.

Commencée à 14 heures, la session de conscientisation à l’institut Imba s’est terminée à 15 heures par la lecture de la pétition adressée aux challengeurs du 2ème tour.

 

Journée du 20 septembre 2006

 

Mercredi 20 septembre 2006

Partenaire : Association pour la Promotion Humaine

Lieu : Eglise Armée du Ciel, av Masialas n 13 bis Q Sola C Kinsenso

Participants : 235 personnes dont 146 femmes

Thème : Etat des lieux du processus électoral et perspectives électorales

 

Dans un contexte de tension extrême consécutive à l’incendie qui a ravagé les installations des télévisions et de radio appartenant au vice président Bemba, candidat au 2ème tour de l’élection présidentiel, la Ligue des Electeurs a sensibilisé sur l’état de lieux du processus électoral  et les perspectives électorales en cours.

Mlle Julie Zenga a été invité à prendre la parole, elle a rappelé qu’au regard de la crise de légitimité qui sévit en RDC, le Dialogue national avait prévu la mise sur pied de la Commission électorale indépendante CEI afin d’organiser les élections à tous les niveaux et en impliquant la femme de façon significative.

Abordant la place de la femme dans le processus électoral, l’intervenante a relevé la faible participation des candidatures féminines aussi bien pour les scrutins présidentiel et législatif, il a été constaté la minorisation de la femme à cause du manque de volonté et de l’indifférence de l’électorat féminin quoique majoritaire.

Prenant la parole, Mlle Solange Buse a stigmatisé la faible représentativité de la femme au regard de la configuration de l’Assemblée Nationale issue des élections législatives du 30 juillet 2006 ; pour elle, ces résultats ne sont pas conformes avec l’esprit de la Constitution instituant la parité comme mécanismes d’implication et de participation de la femme dans les instances de prise de décision.

L’assistance a été édifiée sur la portée des scrutins à venir et l’appui que les populations mettront au  profit de la paix et de la non violence.

Mlle Julie Zenga a conclu la session de conscientisation en invitant les membres de l’Eglise et l’assistance à élaborer une pétition destinée aux candidats qui se présenteront aux élections du 29 octobre 2006.

Commencée à 18 h08, la session s’est terminée à 20 heures.

 

Journées de réflexion sur la représentation adéquate

de la femme dans les Institutions Etatiques

 

 

RAPPORT SYNTHESE DE LA PREMIERE JOURNEE

 

La première journée du jeudi 28 septembre 2006 a été marquée à son début par différentes allocutions prononcées tour à tour par la coordonnatrice  de l’Espace Femme et le représentant du Président de la Ligue des Electeurs. 

 

Madame Mbwiti ma Lwamba Florence, Coordonnatrice de l’Espace Femme a dans son mot de bienvenue ; rappelé le fiasco des femmes lors des élections présidentielles et législatives. Tout en encourageant les unes pour d’avoir fait face à ces scrutins, elle les a exhorté à se préparer aux échéances futures dans 5 ans. Le souhait est de retrouver la femme dans la gestion des institutions locales car, estime t-elle, la femme en tant que maman pourra mieux gérer et résoudre les problèmes de chaque environnement ainsi que les recettes reconnues à chaque entité décentralisée.

 

Monsieur Xavier BAHAYA, Directeur de programme à la Ligue des Electeurs ; à dans son mot de circonstance rappelé que beaucoup a déjà été fait pour l’implication de la femme dans la vie publique. Ce qui n’exclus pas de reconnaître que la femme dans cette perspective du Genre a encore du pain sur la planche.

 

Le mot de circonstance prononcé par le Directeur de Cabinet Représentant personnel de Son Excellence Madame la Ministre de la Condition Féminine et Famille qui a transmis la joie ressentie par Son Excellence Madame la Ministre de la CONDIFFA en recevant l’invitation de l’Espace Femme et la Ligue des Electeurs.

Il a signifié que toutes les stratégies dans la perspective de relever les défis du développement  ne peuvent être possible sans l’apport de la femme.

 

Il a loué pour terminer, le mérite de la femme dans l’intégration du concept Genre comme motif pour le développement de notre pays.

 

Ière Intervention : Témoignages des candidats à l’élection législative

 

Candidats non élus.

 

1. Madame Brigitte

Le problème majeur demeure l’insuffisance des moyens financiers pour l’organisation de la campagne en général c'est-à-dire le paiement du staff des collaborateurs, le non financement de la campagne électorale, le monnayage des voix par la remise des présents à l’électorat.

La plus grande difficulté rencontrée par cette candidate est qu’elle a battu campagne au moment où elle était moralement déséquilibrée par la maladie de son mari. Le soutien moral de ses amis l’a remise ; n’ayant pas été élue, l’expérience acquise lui sera utile pour les prochains scrutins.  

 

2. Maître MUILA

Les difficultés financières l’a beaucoup bloqué ainsi que le choix à faire entre :

-         La ville et le territoire à postuler ;

-         Le parti politique, le regroupement politique à intégrer ou se présenter comme indépendant.

Il a finalement opté pour être candidat indépendant.

 

3. Madame LUMUMBA

Elle a relevé plusieurs irrégularités à savoir :

 

-        La fraude effectuée surtout dans son fief d’Idiofa ;

-        La mauvaise politique d’enrôlement des électeurs, ce qui explique le nombre insignifiant d’enrôlés et même des votants.      

    

Les candidats élus,

 

L’honorable KATHY MATONDO de MATADI a présenté son parcours qui a souffert aussi d’insuffisance de moyens financiers insignifiant et tardif de son parti politique (PPRD).

 

Ce qui lui a prévus de gagner les élections est entre autre les stratégies utilisées surtout pendant la période de pré-campagne :

 

Se faire connaître et accepter auprès de la population ;

Elle est passée par les églises mais camouflée dans son costume de femme entrepreneur ;

Agent de sensibilisation et de vulgarisation de la loi électorale, de la Parité ;

Bien qu’étant restée dans le traumatisme pendant toute la période d’attente de résultats elle est du moins restée confiance de son électorat qui l’a choisi effectivement.

 

IIème INTERVENTION : « LE POURQUOI DE L’ECHEC DES FEMMES LORS DES ELECTIONS » PAR MAITRE GUY MUDUMBULA.

 

L’orateur n’a pas été d’accord de parler échec des femmes d’autant plus que le taux d’enrôlement des femmes en tant que candidates manifestait une certaine timidité.

Il a préféré partir d’une analyse causale de performance et de contre performance sur la candidature des femmes pour dégager ensuite 3 causes à savoir :

 

-        Les causes immédiates : liées au comportement même des femmes ;

-        Les causes soudjancentes : liées aux préjugés sur la femme ; lesquels préjugés que la femme devrait d’abord effacer avant de se lancer dans son combat.

-        Les causes profondes ou structurelles : relevant des partis politiques, des lois et des dirigeants.

 

C’est seulement après une telle analyse que l’on peut juger les résultats performants ou contre performants.

 

Quant à la Parité, il est un contexte certes accueilli avec beaucoup de chaleur, néanmoins il est entaché d’un blocage. Elle devrait plutôt à cette étape être considérée comme un processus. De ce point de vue, 8% de femmes au parlement ne seraient pas condamnable.

 

 

 

IIIème  INTERVENTION DE GENDER OFFICE PAR MONSIEUR DOMINIQUE, RESPONSABLE DU GENRE A LA MONUC.

 

Pour lui, il existe 2 catégories de faiblesses dans la représentation féminine, il y a eu faiblesse et non échec.

 

1ère catégorie : Les causes objectives :

 

1)     L’article 13 de la loi électorale est cité comme étant défavorable à la femme.

2)     La faible sensibilisation, c'est-à-dire l’éducation civique et l’éducation électorale ont été insuffisantes. A titre d’exemple 5% de bulletins nuls  démontrent que la population n’a pas su voter.    

 

3) Bon nombre des femmes se sont présenté comme indépendante, retenons que la candidature dans un parti politique est mieux parce qu’elle aide  à surmonter certains problèmes financiers.

 

2ème catégories de cause : Les cause subjectives:

 

-        La fraude ;

-        Le problème technique de mauvaise formation des agents électoraux ;

-        Le stéréotype ou les préjugées sur la femme. Ce qui demande à effectuer beaucoup de sensibilisation ;

-        Le manque de solidarité entre les femmes ;

 

 

TRAVAUX EN ATELIER

 

Groupe I ;

Q/ Quelles sont les forces, les faiblesses, les difficultés rencontrées par la femme dans la préparation des élections.

 

Groupe II ;

Q/ Dégager les résolutions et faire les recommandations.

 

Restitution

 

Groupe I :

 

a. Forces de la femme :

Entre autres éléments:

-        L’éveil de conscience politique appuyé par différentes formations assidues ;

-        Renforcement des capacités de la femme ;

-        Sensibilisation de l’électorat ;

-        Courage politique.

 

b. Faiblesses :

-        l’incohérence entre la constitution, la loi électorale et les mesures d’application ;

-        les préjugés ;

-        insuffisance de formation ;

-        déficit communicationnel ;

-        manque de solidarité entre les femmes.

 

c. Difficultés :

-        Insuffisance de moyens financiers qui n’a pas permis un bon déploiement de la femme ;

-        Le délabrement de l’infrastructure ;

-        Les responsabilités familiales ;

-        La guerre de leadership, de positionnement entre femmes.

 

d. Recommandation :

-        La femme doit se battre pour une cohésion entre les textes juridiques dans un bref délai ;

-        La confirmation de la femme dans l’espace politique ;

-        La recherche de plus de synergie, cohésion entre les femmes ;

-        Le déclanchement immédiat de la préparation des élections prochaines ;

-        Culture de restitution auprès de la base ;

-        Mieux connaître l’électorat pour mieux l’éduquer ;

 

Groupe II :

 

a. Forces :